"Une épidémie de grippe porcine est plus inquiétante qu'une épidémie de grippe aviaire"
LEMONDE.FR 27.04.09 19h02 • Mis à jour le 27.04.09 20h23
Pourquoi le virus de la grippe porcine est-il apparu au Mexique ?
Ce n'est pas parce que le virus de la grippe porcine est apparu au Mexique qu'il y est né. Plusieurs souches de virus, capables de se recombiner entre eux (échanger leur gènes) et de muter, circulent à travers le monde. Ils peuvent émerger n'importe où. Le plus gros réservoir se trouve aujourd'hui en Asie, dans le sous-continent indien et en Chine. Souvent, les premiers mutants de virus apparaissent dans les élevages de volailles de cette région. Les oiseaux et les cochons cohabitent souvent dans les mêmes basse-cours. A force de promiscuité, certains virus finissent donc par s'adapter aux porcs. La transmission à l'homme est alors facilitée, parce que nos défenses immunitaires sont plus proches de celles du cochon que de celles des oiseaux. Le risque d'avoir un mutant transmissible d'homme à homme est donc plus important à partir d'une infection par un virus porcin. C'est beaucoup plus inquiétant d'avoir une épidémie porcine qu'une épidémie aviaire.
Comment se propage un virus comme celui de la grippe porcine ?
Il y a trois étapes : d'abord, l'épidémie qui se déclenche chez les animaux (l'épizootie), puis la transmission de l'infection de l'animal à l'homme (la zoonose), enfin l'épidémie inter-humaine.
Le virus de la grippe aviaire n'a jamais vraiment passé le stade de la zoonose. La grippe porcine, par contre, se développe aujourd'hui par transmission d'homme à homme. Reste à connaître le ratio de transmissibilité du virus, c'est-à-dire son degré de contagiosité. Pour les maladies infectieuses respiratoires, une personne malade transmet en moyenne le virus à deux personnes. Ce taux est de vingt-trois pour un avec la rougeole.
En fonction du taux de contagiosité, le virus peut se multiplier à une vitesse exponentielle. Près d'un milliard de personnes prennent l'avion chaque année. Une étude allemande a démontré que 72 % des passagers attrapent un virus respiratoire lors d'un vol de plus de quatre heures. La dernière épidémie de grippe humaine qui a suivi une grippe porcine a fait deux millions de morts : c'était la grippe asiatique en 1957.
Que se passe-t-il quand le virus mute ?
C'est beaucoup plus dificile de connaître le taux de transmission une fois que le virus a muté. Chaque mutant a son propre génie dynamique, sa propre capacité à se multiplier. Ça devient très compliqué de faire des prédictions. Les modélisations sont toujours basées sur des analyses rétrospectives qui négligent une chose : les vivants sont toujours différents. Les médicaments dont nous disposons aujourd'hui sont efficaces s'ils sont prescrits très tôt. C'est beaucoup plus compliqué quand les gens deviennent contagieux.
Comment peut-on lutter contre ces virus mutants qui se transmettent d'homme à homme ?
La France est très en retard en ce qui concerne la lutte contre les infections respiratoires. Ne serait-ce que pour la grippe traditionnelle... Il existe aujourd'hui un vaccin et la plupart des gens sont immunisés contre le virus. Pourtant, c'est une maladie qui fait en moyenne 5 000 ou 6 000 morts par an en France. Les personnes âgées et les nouveaux-nés sont les plus touchés, mais tout le monde est exposé. Le jour où apparaîtra un mutant grippal dont la population n'est pas protégée par la vaccination, ce sera un désastre. Nous n'avons pas aujourd'hui les structures adéquates et nous connaissons mal les conditions de transmission.
Quels sont les pays les plus armés pour résister à ce genre d'épidémie ?
Les plus avancés sont les Chinois. Pour juguler l'épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), ils ont construit un hôpital doté de 600 lits à l'isolement et développé des services pour la prise en charge des malades contagieux. En Italie, il y a deux hôpitaux avec des dispositions similaires. En France, nous ne sommes mêmes pas capables d'enrayer des épidémies comme la gastro-entérite et la grippe tarditionnelle.
lunes, 27 de abril de 2009
domingo, 26 de abril de 2009
LE MONDE
26 avril 2009
Comment s’informer sur l’épidémie de grippe porcine
Je suis les développements de la grippe porcine avec d’autant plus d’intérêt que divers membres de ma famille se trouvent au Mexique.
C’est aussi un bon exercice d’utilisation du web pour s’informer face à une situation précise.
Voici donc une palette de sources utiles (et quelques tuyaux sur comment les utiliser au mieux).
Journaux mexicains : deux grands journaux comme El Universal et Reforma (auquel je collabore) sont les premières sources d’informations locales par lesquelles on a toujours intérêt à commencer quand on veut des détails. The News est un quotidien local rédigé en anglais. Les deux premiers ont une section spéciale (Reforma qui fait normalement payer publie les informations sur la crise en accès libre) mais, lamentablement, aucun n’a encore de flux RSS spécial.
Sources officielles: Elles sont d’autant plus importantes dans les cas d’épidémies et de pandémies que l’on a vite affaire à une inflation d’informations souvent attisée par des débuts de panique. Il est bon de les diversifier.
Ministère mexicain de la santé (en espagnol)
Organisation Mondiale de la Santé (anglais, français, espagnol)
Organisation Panaméricaine de la Santé (anglais, espagnol)
Ne pas manquer le Centers for Disease Control du gouvernement fédéral des Etats-Unis (aussi sur Twitter ), et PandemicFlu cet autre site officiel entièrement consacré aux pandémies de grippe (anglais, espagnol).
Twitter, blogs, alertes et flux RSS
Le moteur de recherche de Twitter bien sûr avec « swine flu » et « #swineflu ». Le premier est déjà innondé de commentaires pas toujours passionnants et parfois racistes. Le second a l’air plus sérieux au moment où j’écris ces lignes.
Le forum de Flutrackers qui a le sceau de Médecins sans Frontières et qu’on peut suivre sur Twitter et le FluWiki .
Voilà une merveilleuse occasion pour essayer Google Reader (ou tout autre lecteur de flux RSS qui vous conviendrait mieux). Bien organisé il permet d’aller chercher presque toutes les informations en un seul lieu et seulement au moment où l’on veut. Vous pouvez les recevoir dans votre boîte courriel ou dans votre lecteur de flux RSS qui est particulièrement utile dans une situation comme celle-ci.
Je me suis fait, pour l’occasion une section spéciale dans laquelle je reçois les alertes de Google (j’en ai une avec « swine flu » et une avec « influenza »). Allez sur Google News où vous trouverez dans la colonne de gauche un lien vous permettant d’en créer. Vous pouvez choisir de vous limiter aux actualités ou une couverture plus large. Ces alertes peuvent vous être envoyées une fois par jour où à mesure qu’elles sont publiées par les sources peignées par Google.
Les Breaking News de Twitter qui sont, en ce moment souvent sur la grippe en question (idem pour BreakingTweets ), et les flux en provenance du Flu News Network , de l’Avian Flu Diary et du site PhysOrg.com qui couvre l’actualité des sciences, des technologies et de la médecine.
BlogSearch permet de trouver les blogs qui parlent du sujet .
Grâce à son système de sélection différent (sites d’infos et blogs), Wikio permet de trouver des sources différentes en anglais , en espagnol , en français (je me suis abonné au flux RSS des trois).
Enfin, pour ceux qui aiment les informations présentées de façon visuelle, la HealthMap montre où les maladies apparaissent en se servant de plusieurs sources d’informations dont quelques unes que je viens de vous donner (un conseil : enlevez toutes les maladies puis sélectionnez « influenza »).
J’espère que cette palette sera utile à ceux qui s’intéressent au sujet et à ceux qui cherchent à mieux s’informer en situation de crise.
Comment s’informer sur l’épidémie de grippe porcine
Je suis les développements de la grippe porcine avec d’autant plus d’intérêt que divers membres de ma famille se trouvent au Mexique.
C’est aussi un bon exercice d’utilisation du web pour s’informer face à une situation précise.
Voici donc une palette de sources utiles (et quelques tuyaux sur comment les utiliser au mieux).
Journaux mexicains : deux grands journaux comme El Universal et Reforma (auquel je collabore) sont les premières sources d’informations locales par lesquelles on a toujours intérêt à commencer quand on veut des détails. The News est un quotidien local rédigé en anglais. Les deux premiers ont une section spéciale (Reforma qui fait normalement payer publie les informations sur la crise en accès libre) mais, lamentablement, aucun n’a encore de flux RSS spécial.
Sources officielles: Elles sont d’autant plus importantes dans les cas d’épidémies et de pandémies que l’on a vite affaire à une inflation d’informations souvent attisée par des débuts de panique. Il est bon de les diversifier.
Ministère mexicain de la santé (en espagnol)
Organisation Mondiale de la Santé (anglais, français, espagnol)
Organisation Panaméricaine de la Santé (anglais, espagnol)
Ne pas manquer le Centers for Disease Control du gouvernement fédéral des Etats-Unis (aussi sur Twitter ), et PandemicFlu cet autre site officiel entièrement consacré aux pandémies de grippe (anglais, espagnol).
Twitter, blogs, alertes et flux RSS
Le moteur de recherche de Twitter bien sûr avec « swine flu » et « #swineflu ». Le premier est déjà innondé de commentaires pas toujours passionnants et parfois racistes. Le second a l’air plus sérieux au moment où j’écris ces lignes.
Le forum de Flutrackers qui a le sceau de Médecins sans Frontières et qu’on peut suivre sur Twitter et le FluWiki .
Voilà une merveilleuse occasion pour essayer Google Reader (ou tout autre lecteur de flux RSS qui vous conviendrait mieux). Bien organisé il permet d’aller chercher presque toutes les informations en un seul lieu et seulement au moment où l’on veut. Vous pouvez les recevoir dans votre boîte courriel ou dans votre lecteur de flux RSS qui est particulièrement utile dans une situation comme celle-ci.
Je me suis fait, pour l’occasion une section spéciale dans laquelle je reçois les alertes de Google (j’en ai une avec « swine flu » et une avec « influenza »). Allez sur Google News où vous trouverez dans la colonne de gauche un lien vous permettant d’en créer. Vous pouvez choisir de vous limiter aux actualités ou une couverture plus large. Ces alertes peuvent vous être envoyées une fois par jour où à mesure qu’elles sont publiées par les sources peignées par Google.
Les Breaking News de Twitter qui sont, en ce moment souvent sur la grippe en question (idem pour BreakingTweets ), et les flux en provenance du Flu News Network , de l’Avian Flu Diary et du site PhysOrg.com qui couvre l’actualité des sciences, des technologies et de la médecine.
BlogSearch permet de trouver les blogs qui parlent du sujet .
Grâce à son système de sélection différent (sites d’infos et blogs), Wikio permet de trouver des sources différentes en anglais , en espagnol , en français (je me suis abonné au flux RSS des trois).
Enfin, pour ceux qui aiment les informations présentées de façon visuelle, la HealthMap montre où les maladies apparaissent en se servant de plusieurs sources d’informations dont quelques unes que je viens de vous donner (un conseil : enlevez toutes les maladies puis sélectionnez « influenza »).
J’espère que cette palette sera utile à ceux qui s’intéressent au sujet et à ceux qui cherchent à mieux s’informer en situation de crise.
Grippe porcine : l'état d'urgence sanitaire déclaré aux Etats-Unis
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 26.04.09 08h31 • Mis à jour le 26.04.09 20h51
De nouveaux cas de personnes atteintes par le virus H1N1 de la grippe porcine ont été signalés dimanche 26 avril. Aux Etats-Unis, le responsable des services de santé de la ville de New York Thomas Frieden a déclaré dimanche que les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avaient confirmé que huit étudiants new-yorkais étaient atteints de la grippe porcine. Le bilan est désormais de 20 cas avérés de grippe porcine aux Etats-Unis.
Dimanche, depuis la Maison blanche, le président Obama a souhaité que soit mise en oeuvre une "réponse efficace, énergique, coordonnée" face à la pandémie de grippe porcine. L'Etat d'urgence sanitaire a été déclaré aux Etats-Unis. Cette disposition permet aux autorités locales et fédérales d'accéder plus aisément aux produits nécessaires à la détection et au traitement de la maladie. Par contre, aucun test de détection de la grippe porcine n'a été mis en place pour les voyageurs américains en provenance du Mexique, a indiqué la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano. "A ce stade, nous ne pensons pas que les faits justifient un contrôle accru des passagers venant du Mexique", a-t-elle déclaré."ALERTE MAXIMALE"
Au Mexique, foyer de l'épidémie, cinq nouveaux décès susceptibles d'avoir été provoqués par la grippe porcine ont été enregistrés à Mexico "ces dernières heures", a annoncé dimanche matin le maire, Marcelo Ebrard. "Nos chiffres font état de 73 personnes traitées à l'hôpital, 59 qui en sont sorties, et nous avons cinq décès dans la ville", a déclaré M. Ebrard. M. Ebrard n'a pas précisé si ces cinq décès étaient déjà comptabilisés dans les 61 "cas probables", soumis à des analyses, cités samedi par les autorités fédérales. Un porte-parole du ministère mexicain de la santé a confirmé dimanche que "le bilan se maintient à 20 décès confirmés et 61 probables" pour l'ensemble du pays. "Nous avons des raisons de maintenir une alerte maximale dans notre ville. Les jours qui viennent vont déterminer s'il est possible de contenir la progression de l'épidémie", a poursuivi M. Ebrard, à la télévision. Après la fermeture des écoles, lycées et universités, théâtres et musées, M. Ebrard a annoncé celle des deux zoos municipaux. Ses services vont s'employer à s'assurer de la fermeture des bars de nuit et discothèques.
A l'échelle du pays, ce sont plus de 1300 personnes qui ont été mises ou sont encore sous surveillance médicale dans le pays. Les mesures de prévention contre la contagion se multiplient: la présidence a décrété l'isolement des malades et le droit des autorités à pénétrer "dans tout local" pour lutter contre la contagion, à contrôler les voyageurs, les bagages et les marchandises. L'Eglise catholique de Mexico a annoncé l'annulation des messes de dimanche. Les établissements scolaires et universitaires, fermés depuis vendredi, ne seront pas rouverts avant le 6 mai. La mesure concerne les 20 millions d'habitants de l'agglomération de la capitale, l'Etat mitoyen de Mexico et l'Etat voisin de San Luis Potosi, région du pays la plus touchée par le virus après la mégapole.
"BEAUCOUP PLUS DANGEREUX"
L'Organisation mondiale de la santé considère la situation "sérieuse" et "imprévisible" et "évolue vite". La maladie touche "des jeunes adultes en bonne santé", et la mutation du virus est inédite, "dans des gênes jamais rencontrés auparavant" selon l'OMS. Dimanche, lors d'une conférence de presse, le vice-président de l'organisation n'a pas caché qu'il fallait envisager les hypothèses les plus inquiétantes : "Il est fort possible que le virus évolue. Quand les virus évoluent, il est clair qu'ils peuvent devenir beaucoup plus dangereux pour la population", a-t-il dit.
La situation au Mexique est observée avec attention par toutes les capitales mondiales, qui craignent une propagation de l'épidémie à travers les transports de population. La Nouvelle-Zélande a annoncé dimanche que dix lycéens, de retour d'un voyage au Mexique, étaient "probablement" atteints de la grippe porcine, sans que ce soit confirmé définitivement. Au Canada et en Espagne, on compte désormais six cas confirmés. En France, quatre cas suspects sont à l'étude. En Ecosse, deux personnes présentant des symptômes de grippe et ayant récemment séjourné au Mexique ont été placées en observation. Enfin, en Israël, selon la radio publique, des examens médicaux sont pratiqués sur une personne revenant du Mexique et qui présente des symptômes grippaux.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 26.04.09 08h31 • Mis à jour le 26.04.09 20h51
De nouveaux cas de personnes atteintes par le virus H1N1 de la grippe porcine ont été signalés dimanche 26 avril. Aux Etats-Unis, le responsable des services de santé de la ville de New York Thomas Frieden a déclaré dimanche que les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avaient confirmé que huit étudiants new-yorkais étaient atteints de la grippe porcine. Le bilan est désormais de 20 cas avérés de grippe porcine aux Etats-Unis.
Dimanche, depuis la Maison blanche, le président Obama a souhaité que soit mise en oeuvre une "réponse efficace, énergique, coordonnée" face à la pandémie de grippe porcine. L'Etat d'urgence sanitaire a été déclaré aux Etats-Unis. Cette disposition permet aux autorités locales et fédérales d'accéder plus aisément aux produits nécessaires à la détection et au traitement de la maladie. Par contre, aucun test de détection de la grippe porcine n'a été mis en place pour les voyageurs américains en provenance du Mexique, a indiqué la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano. "A ce stade, nous ne pensons pas que les faits justifient un contrôle accru des passagers venant du Mexique", a-t-elle déclaré."ALERTE MAXIMALE"
Au Mexique, foyer de l'épidémie, cinq nouveaux décès susceptibles d'avoir été provoqués par la grippe porcine ont été enregistrés à Mexico "ces dernières heures", a annoncé dimanche matin le maire, Marcelo Ebrard. "Nos chiffres font état de 73 personnes traitées à l'hôpital, 59 qui en sont sorties, et nous avons cinq décès dans la ville", a déclaré M. Ebrard. M. Ebrard n'a pas précisé si ces cinq décès étaient déjà comptabilisés dans les 61 "cas probables", soumis à des analyses, cités samedi par les autorités fédérales. Un porte-parole du ministère mexicain de la santé a confirmé dimanche que "le bilan se maintient à 20 décès confirmés et 61 probables" pour l'ensemble du pays. "Nous avons des raisons de maintenir une alerte maximale dans notre ville. Les jours qui viennent vont déterminer s'il est possible de contenir la progression de l'épidémie", a poursuivi M. Ebrard, à la télévision. Après la fermeture des écoles, lycées et universités, théâtres et musées, M. Ebrard a annoncé celle des deux zoos municipaux. Ses services vont s'employer à s'assurer de la fermeture des bars de nuit et discothèques.
A l'échelle du pays, ce sont plus de 1300 personnes qui ont été mises ou sont encore sous surveillance médicale dans le pays. Les mesures de prévention contre la contagion se multiplient: la présidence a décrété l'isolement des malades et le droit des autorités à pénétrer "dans tout local" pour lutter contre la contagion, à contrôler les voyageurs, les bagages et les marchandises. L'Eglise catholique de Mexico a annoncé l'annulation des messes de dimanche. Les établissements scolaires et universitaires, fermés depuis vendredi, ne seront pas rouverts avant le 6 mai. La mesure concerne les 20 millions d'habitants de l'agglomération de la capitale, l'Etat mitoyen de Mexico et l'Etat voisin de San Luis Potosi, région du pays la plus touchée par le virus après la mégapole.
"BEAUCOUP PLUS DANGEREUX"
L'Organisation mondiale de la santé considère la situation "sérieuse" et "imprévisible" et "évolue vite". La maladie touche "des jeunes adultes en bonne santé", et la mutation du virus est inédite, "dans des gênes jamais rencontrés auparavant" selon l'OMS. Dimanche, lors d'une conférence de presse, le vice-président de l'organisation n'a pas caché qu'il fallait envisager les hypothèses les plus inquiétantes : "Il est fort possible que le virus évolue. Quand les virus évoluent, il est clair qu'ils peuvent devenir beaucoup plus dangereux pour la population", a-t-il dit.
La situation au Mexique est observée avec attention par toutes les capitales mondiales, qui craignent une propagation de l'épidémie à travers les transports de population. La Nouvelle-Zélande a annoncé dimanche que dix lycéens, de retour d'un voyage au Mexique, étaient "probablement" atteints de la grippe porcine, sans que ce soit confirmé définitivement. Au Canada et en Espagne, on compte désormais six cas confirmés. En France, quatre cas suspects sont à l'étude. En Ecosse, deux personnes présentant des symptômes de grippe et ayant récemment séjourné au Mexique ont été placées en observation. Enfin, en Israël, selon la radio publique, des examens médicaux sont pratiqués sur une personne revenant du Mexique et qui présente des symptômes grippaux.
Alerte à la grippe porcine au Mexique et aux Etats-Unis
LE MONDE
24/04/09
La grippe porcine, qui a déjà tué au moins 20 personnes au Mexique, progresse vers le nord du continent et inquiète les experts médicaux américains. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y aurait environ 800 cas suspects au Mexique, dont 60 morts. Les autorités sanitaires mondiales ont déclenché l'alerte, vendredi 24 avril, après le signalement de plusieurs centaines de cas humains de grippe porcine au Mexique – qui a lancé une "campagne massive" de vaccination face à une soixantaine de cas mortels suspects – et de près d'une dizaine de cas aux Etats-Unis.
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Au Mexique, 20 morts ont été officiellement attribuées au virus de la grippe porcine et une quarantaine d'autres cas mortels suspects sont en cours d'examen, tout comme ceux de 943 malades qui pourraient être contagieux, a annoncé le ministre de la santé. L'OMS a fait état, vendredi, de 57 décès suspects et confirmé qu'au moins 18 d'entre eux ont bien été causés par cette grippe au cours des dernières semaines. Les autorités de Mexico ont annoncé une vaste campagne de vaccination et conseillé à la population de la capitale d'éviter le métro, et de ne pas s'embrasser ou se serrer la main pour se saluer. Toutes les écoles, tous les lycées et universités publiques et privées ont été fermés dans la capitale et dans l'Etat de Mexico (Centre). L'aéroport de la capitale reste ouvert, mais des équipes médicales y sont en place pour prendre en charge les passagers.
Le président mexicain, Felipe Calderon, et le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, ont suspendu leurs activités pour se consacrer à l'examen de la situation d'urgence avec les autorités sanitaires. Au Mexique, les premiers signes de l'épidémie ont été détectés fin mars, avec un pic en avril. Les malades "sont en général de jeunes adultes qui ne souffraient pas auparavant de maladies connues", a indiqué une porte-parole de l'OMS. L'organisation, qui craint qu'une nouvelle souche de la grippe porcine ne donne naissance à une pandémie, a "activé son centre d'opérations" pour récolter toutes les informations et centraliser son action dans les situations d'urgence.
HUIT CAS AVÉRÉS AUX ÉTATS-UNIS
Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a déclaré prendre l'alerte au sérieux et le président Barack Obama a été informé de la situation, selon un porte-parole. "Nous avons mis en place des centres opérationnels d'urgence", a annoncé le porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Les inquiétudes sont d'autant plus vives que ce virus inédit se transmet d'homme à homme et est constitué de plusieurs souches : "C'est la première fois que nous voyons une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine", a expliqué le porte-parole.
Vendredi, les autorités sanitaires américaines ont diagnostiqué un nouveau cas humain de grippe porcine sur un enfant vivant en Californie (Ouest). "Hier, nous avons fait état d'un total de sept cas aux Etats-Unis", a déclaré le docteur Richard Bresser, des CDC, au cours d'une conférence de presse téléphonique. "Aujourd'hui nous avons un cas supplémentaire en Californie, ce qui porte le total à huit pour les Etats-Unis", a-t-il dit.
Des laboratoires canadiens et américains ont confirmé qu'il s'agissait d'"un nouveau virus grippal", a indiqué le ministère de la santé mexicain. L'inquiétude des experts médicaux est justifiée par le fait que les porcs peuvent servir de "creuset" pour donner naissance à une nouvelle souche très virulente pour l'homme en combinant les matériels génétiques de la grippe porcine et de la grippe aviaire. "Il y a un risque, même réduit, d'apparitions de virus au potentiel pandémique", observe le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies sur son site Internet.
24/04/09
La grippe porcine, qui a déjà tué au moins 20 personnes au Mexique, progresse vers le nord du continent et inquiète les experts médicaux américains. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y aurait environ 800 cas suspects au Mexique, dont 60 morts. Les autorités sanitaires mondiales ont déclenché l'alerte, vendredi 24 avril, après le signalement de plusieurs centaines de cas humains de grippe porcine au Mexique – qui a lancé une "campagne massive" de vaccination face à une soixantaine de cas mortels suspects – et de près d'une dizaine de cas aux Etats-Unis.
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Au Mexique, 20 morts ont été officiellement attribuées au virus de la grippe porcine et une quarantaine d'autres cas mortels suspects sont en cours d'examen, tout comme ceux de 943 malades qui pourraient être contagieux, a annoncé le ministre de la santé. L'OMS a fait état, vendredi, de 57 décès suspects et confirmé qu'au moins 18 d'entre eux ont bien été causés par cette grippe au cours des dernières semaines. Les autorités de Mexico ont annoncé une vaste campagne de vaccination et conseillé à la population de la capitale d'éviter le métro, et de ne pas s'embrasser ou se serrer la main pour se saluer. Toutes les écoles, tous les lycées et universités publiques et privées ont été fermés dans la capitale et dans l'Etat de Mexico (Centre). L'aéroport de la capitale reste ouvert, mais des équipes médicales y sont en place pour prendre en charge les passagers.
Le président mexicain, Felipe Calderon, et le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, ont suspendu leurs activités pour se consacrer à l'examen de la situation d'urgence avec les autorités sanitaires. Au Mexique, les premiers signes de l'épidémie ont été détectés fin mars, avec un pic en avril. Les malades "sont en général de jeunes adultes qui ne souffraient pas auparavant de maladies connues", a indiqué une porte-parole de l'OMS. L'organisation, qui craint qu'une nouvelle souche de la grippe porcine ne donne naissance à une pandémie, a "activé son centre d'opérations" pour récolter toutes les informations et centraliser son action dans les situations d'urgence.
HUIT CAS AVÉRÉS AUX ÉTATS-UNIS
Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a déclaré prendre l'alerte au sérieux et le président Barack Obama a été informé de la situation, selon un porte-parole. "Nous avons mis en place des centres opérationnels d'urgence", a annoncé le porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Les inquiétudes sont d'autant plus vives que ce virus inédit se transmet d'homme à homme et est constitué de plusieurs souches : "C'est la première fois que nous voyons une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine", a expliqué le porte-parole.
Vendredi, les autorités sanitaires américaines ont diagnostiqué un nouveau cas humain de grippe porcine sur un enfant vivant en Californie (Ouest). "Hier, nous avons fait état d'un total de sept cas aux Etats-Unis", a déclaré le docteur Richard Bresser, des CDC, au cours d'une conférence de presse téléphonique. "Aujourd'hui nous avons un cas supplémentaire en Californie, ce qui porte le total à huit pour les Etats-Unis", a-t-il dit.
Des laboratoires canadiens et américains ont confirmé qu'il s'agissait d'"un nouveau virus grippal", a indiqué le ministère de la santé mexicain. L'inquiétude des experts médicaux est justifiée par le fait que les porcs peuvent servir de "creuset" pour donner naissance à une nouvelle souche très virulente pour l'homme en combinant les matériels génétiques de la grippe porcine et de la grippe aviaire. "Il y a un risque, même réduit, d'apparitions de virus au potentiel pandémique", observe le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies sur son site Internet.
miércoles, 15 de abril de 2009
García Reyes Miriam Nayeli
EL SEÑOR DE CHALMA
Sus semblantes desfasados, sus pies ampollados y su lento andar denotan cansancio, sin embargo, todos sus malestares parecen desvanecerse y sus rostros, envejecidos por el polvo y el sudor, rejuvenecer al levantar la mirada y encontrarse, por el 28º año consecutivo, con su Señor de Chalma.
Son ya las dos de la tarde y “por fin llegamos. Gracias a Dios llegamos con bien”. Después de día y medio de camino, la familia Rojas Franco es recibida a “cubetazos” de agua, agua que sabe a gloria después del calor de 35º c que los acompañó por su travesía.
***
A las seis de la mañana será la cita. El lugar: la iglesia de la Magdalena Contreras. Al reunirse los 17, familiares y amigos, partirán hacia su destino que “más que una manda es un placer”. No obstante, el grupo está incompleto: “la situación está tan dura que ahora no alcanzó para traer a toda la familia, pero primero Dios el año próximo aquí estarán”.
Atravesarán Los Dinamos. Las caídas no sólo serán tres, serán constantes ante el desgajamiento de las piedras y la humedad que el río provee a la tierra.
Los primeros pasos serán largos y firmes, los últimos pesarán como un yunque, no obstante, la fe y la esperanza nunca decaerán.
***
La felicidad de estar nuevamente ante su “santito” parece desbordarse de sus rostros. Mientras escuchan la misa, sus piernas flaquean “pero ni se siente”. El padre bendice sus Cristos, sus escapularios y sus veladoras. Se arrodillan ante la imagen del “santito milagroso” y susurran, suplican, agradecen.
La escultura de Cristo mira hacia abajo como si escuchara con atención las peticiones de los miles de fieles que en Semana Santa acuden a él.
A la entrada de la iglesia un grupo de danzantes aztecas, que van desde niños de dos o tres años hasta ancianos octogenarios, realizan rituales, bailan y hacen sonar grandes caracoles, mientras cientos de personas se aglutinan alrededor para admirar el espectáculo.
***
Después subirán el escarpado monte de Las Cruces, el cual les parecerá interminable. Allí les darán las 11 de la mañana y almorzarán las tortas, los sándwiches y los huevos cocidos que llevarán.
Las abultadas mochilas y las cobijas que cargarán sobre sus hombros comenzarán a rozar y rasgar sus brazos, sin embargo, el dolor no será nada en comparación con las ámpulas que brotarán al atardecer sobre sus pies.
El calor calará hasta sus huesos y ansiarán llegar a una “tiendita” para comprar refrescos y cervezas fríos que, junto a las pláticas y a los chistes, hagan ameno el camino.
***
Llega el momento de encontrar un lugar para dormir. “No creas que es un hotel de cinco estrellas ehhh, aquí apenas y nos alquilan unos cuartos y unos petates para caer bien dormidos”.
Por 150 pesos rentan un cuarto para siete personas. Ahora, lo único que quieren es bañarse y descasar. El “regaderazo” les cuesta 15 pesos pero con agua fría.
Los peregrinos menos afortunados buscan un lugar a las afueras de la iglesia, allí duermen “amontonados” y cobijados por la luna llena y una gran cantidad de estrellas que en todo momento recuerdan que se está lejos de la ciudad.
***
Así transcurrirán los segundos, los minutos y las horas. Sentirán las primeras molestias de la tierra en sus pies y sus calcetines se romperán de los talones. Arribarán al cerro del Arenal y lo bajarán a cuestas. La tierra suelta les creará desconfianza y sus uñas se aferrarán a las raíces de la maleza con tal de evitar una caída que podría ser fatal.
Allí escucharán las suplicas desesperadas de ayuda de un joven invadido por los calambres que llevará perdido dos días.
***
En la iglesia y los callejones que llevan hacia ella “no cabe ni un alfiler”, sin embargo, los vendedores de comida, bebida, recuerdos y dulces coinciden en que “este es el año en que menos gente ha venido, ha de ser porque no hay dinero”.
***
Atravesarán el Valle de Cristal y un aire fresco que surge de entre los árboles y los matorrales los revitalizará.
A las 4 de la tarde llegarán a San Nicolás Coatepec, serán recibidos, con paletas de hielo y bolsas de agua, por la gente del pueblo que será partícipe de la procesión de Cristo.
Para llegar al pueblo de Jalatlaco tendrán que andar 3 horas más, allí comprarán pollos rostizados y agua para lavarse los pies. Después de hacer las compras, se internarán en el bosque y buscarán el refugio de algunos árboles para pasar la noche.
Cenarán frente a una fogata, se lavarán los pies negros de la tierra que cargan y se recostarán. Escucharán los cantos del búho y los aullidos de los coyotes, no obstante, dormirán profundamente a causa del cansancio.
A la mañana siguiente, a las 6 a.m., retomarán el camino después de tomar un vaso de café. Los pies entumidos tardarán en retomar el paso del día anterior. Pasarán por Las Otras Cruces, y Santa Mónica. En Gualupita, como a las 11 a.m., desayunarán quesadillas y partirán hacia la última parada: el Árbol del Ahuehuete.
En el Ahuehuete bailarán los miembros del grupo que van por primera vez a Chalma con una corona de flores en la cabeza y seguirán el trayecto a su destino.
A las 2 p.m sus rostros tendrán un gesto de satisfacción, levantarán la mirada y por fin estarán allí, habrán cumplido nuevamente su compromiso con su señor de Chalma.
martes, 31 de marzo de 2009
DIARIO REFORMA
García Reyes Miriam Nayeli
31 de marzo de 2009
31 de marzo de 2009
DIARIO REFORMA
EMPRESA EDITORIAL
Diario Reforma es un periódico editado por la empresa periodística Grupo Reforma. Éste es un diario de circulación nacional y fue creado el 20 de noviembre de 1993. Su dueño y director es Alejandro Junco de la Vega.
A diferencia del resto de los periódicos, Reforma no es distribuido por la Unión de Voceadores del Distrito Federal, después de que en 1994 éstos boicotearan a la empresa, sino por una red de microempresarios y empresas independientes.
Grupo Reforma incluye, además de Reforma, los diarios Metro (ciudad de México, Puebla y Toluca), El Norte (Monterrey, Nuevo León) y Mural (Guadalajara, Jalisco)
Diario Reforma
Como se mencionó anteriormente, Grupo Reforma edita varios periódicos, sin embargo, en este caso analizaremos la estructura editorial únicamente de Diario Reforma
El mercado de Reforma
Reforma está enfocado, principalmente, en cubrir las necesidades informativas y de entretenimiento de la familia. De acuerdo con Cristina Barranco, directora de Recursos Humanos, el periódico tiene secciones pensadas para todos los miembros del núcleo familiar, por ejemplo, Gente Chiquita para los niños, Buena Mesa para amas de casa, Negocios para los empresarios, Deportes para los jóvenes, etc.
Reforma tiene una tiraje de 150 mil ejemplares diarios, los cuales son impresos en la maquinaria de la misma empresa y su principal fuente de financiamiento es la publicidad.
Asimismo, Barranco aseguró que Reforma no tiene ninguna línea editorial y es un diario “independiente”, pues nunca dependió de la distribución de papel por parte del gobierno, por ello su imagen es un Ángel de la Independencia.
Planeación y organización
La planeación y organización de Reforma está fundamentada en la siguiente estructura*:
Como lo muestra el esquema anterior, Reforma está constituido por dos direcciones: la editorial y la comercial. La primera está dividida, a su vez, en Hard News y Soft News. En la primera se incluye toda aquella información que requiere actualización diaria, mientras que dentro del área de Soft News se incluyen aspectos relacionados con los espectáculos, el entretenimiento, la información cultural, etc. Las secciones que se ven incluidas dentro de las Hard News son la Nacional, internacional, Estados, Negocios, etc.
El área editorial
El área editorial está conformada por el director editorial, editores, coeditores, diseñadores, reporteros (periodistas) y fotógrafos.
En el área editorial, directores y editores formulan las órdenes de trabajo, en la que se estipula que eventos o asuntos de interés público deben ser cubiertos por los reporteros y fotógrafos. Posteriormente, la información recabada por cada reportero (incluida dentro de las Hard o Soft News) debe ser trabajada y redactada como un producto periodístico (nota, entrevista, crónica, etc.).
Físicamente, Reforma se estructura en módulos, los cuales representan cada uno de ellos una sección diferente.
Los trabajos periodísticos son evaluados por los directores y editores, quienes, en una junta, finalmente deciden qué se publica y qué no. A continuación, editores, coeditores y diseñadores acomodan los contenidos y las imágenes, para crear, así, la estructura (diseño) que tendrá el periódico que saldrá a la venta el día próximo.
Es importante mencionar, que las secciones de las notas suaves cierran la redacción entre las 6 y las 8 de la noche, mientras que el área de Hard News cierra a más tardar a las 12:30 a.m.
Es importante mencionar que Grupo Reforma cuenta con un Manual de Estilo en el que se explicitan los lineamientos que debe cubrir el periodista o reportero en su trabajo y su actitud. Algunos de los lineamientos del mismo son:
Ø Ética del periodista:
· El periodista debe tener un espíritu de responsabilidad y optimismo
· No omitir información que el público tenga derecho de conocer
· Respeto a la vida privada y la intimidad
· Publicar las diversas versiones de un mismo hecho
· Guardar “serenidad” y “altura” en la polémica
· Meta: tener una comunicación “abundante” y “fiel”
Ø Conducta del periodista:
· Comportarse y vestir de manera “profesional”
· No vender publicidad disfrazada de noticia
· Se debe portar un “vestuario formal” (no necesariamente elegante) y una presentación “bien cuidada”
Ø Reglas ortográficas, gramaticales y de sintaxis:
· No usar clichés
· No utilizar adjetivos calificativos ni adverbios
· El uso de comillas
· La utilización de siglas y abreviaturas
· La utilización de mayúsculas y minúsculas
El listado anterior presenta sólo una mínima parte del contenido del Manual, sin embargo, lo presentado es suficiente para cuestionar ¿a qué se refieren cuando utilizan las palabras entrecomilladas? ¿bajo qué criterios deben ser éstas entendidas y aplicadas?
El área comercial
En el área comercial, la cual es “independiente” del área editorial, se llevan a cabo los contratos de publicidad, las inserciones privadas, las gacetillas, etc. De acuerdo con Cristina Barranco, esta área es independiente de la editorial, de tal manera que la segunda no tenga ningún acceso a la información que maneja la primera y no exista ninguna restricción en el manejo de la información.
Una vez que se tiene el diseño final de cada página del periódico, ésta se imprime en placas de aluminio (en los colores básicos) que funcionan como bocetos o negativos que servirán como guías en el proceso de impresión, el cual se lleva a cabo en una prensa estadounidense y una alemana, las cuales son las únicas en el país que arman el periódico, evitando así este trabajo a los vendedores.
La prensa alemana es totalmente sistematizada e imprime 70 mil ejemplares por hora, mientras que la estadounidense sólo 50 mil.
*Nota: el esquema no es visile porque no lo admite el formato del blog (es un SmartArt)
lunes, 2 de marzo de 2009
REVISTA MEXICANA DE BACHILLERATO A DISTANCIA: INTERACCIÓN RICA Y CONTINUA
El pasado 26 de febrero se llevó a cabo, en el marco de la XXX Feria Internacional del Libro del Palacio de Minería, la presentación de la Revista Mexicana de Bachillerato a Distancia, la cual es, de acuerdo con Carmen Villatoro, miembro del Consejo Editorial, “la cimiente de una comunidad de estudiosos, tutores y académicos de la educación a distancia, en el nivel medio superior, que revolucionará y se fortalecerá mediante una interacción rica y continua”.
Esta revista en línea es el resultado de la colaboración de cinco instituciones universitarias: la Universidad Nacional Autónoma de México, el Instituto Politécnico Nacional, la Universidad de Guadalajara, la Universidad Autónoma del Estado de México y la Universidad Nacional Autónoma de Nuevo León, todas ellas miembros del Espacio Común de Educación Superior a Distancia (ECOESAD).
Asimismo, Villatoro aseguró que ésta es la primera revista en su tipo en nuestro país y cuyo objetivo principal es “levar la calidad y atender la demanda de rezago educativo en los adolescentes”.
En el mismo sentido, la socióloga y colaboradora del proyecto, Lorenza Villa Lever explicó que con esta revista se pretendió crear un espacio de comunicación en línea entre los diferentes actores que intervienen en los programas educativos a distancia y “dar voz a todos los que intervenimos en el proceso educativo”, en el que se podrán compartir experiencias, analizar los éxitos, los obstáculos y las estrategias.
Villa Lever y Villatoro presentaron al auditorio la imagen en línea de la revista, la cual será publicada en febrero y agosto de cada año. Sus contenidos serán un editorial, un artículo por invitación, una entrevista a personalidades del mundo de la educación a distancia, dos reseñas de libros y una dedicada a presentar los artículos de los estudiantes y padres de familia que experimentan este tipo de educación.
De igual forma, se presentó un número especial de la revista en el que se exponen los diferentes bachilleratos de las instituciones públicas que conforman la publicación, la cual busca “que el alumno se acerque a la educación a distancia para que se quede”, dijo Villatoro.
Finalmente, Manuel Antonio Sepúlveda, miembro del Consejo Editorial, recalcó la importancia de este tipo de proyectos, pues “en la media en que seamos capaces de llegar con el conocimientos al rincón más apartado del país estaremos cumpliendo con la misión democratización y equidad”, explicó. Asimismo, enfatizó en la importancia de la utilización de “la tecnología como un medio y no como un fin” para responder a las necesidades educativas del país.
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